Les conséquences de la perte auditive non corrigée

Non corrigée, la perte auditive est à l’origine de troubles aux conséquences physiques, psychologiques et sociales qui vont bien au-delà de la seule surdité. Un appareillage auditif précoce réduit en revanche le risque d’aggravation de la perte auditive en déclin cérébral.

65%

des acouphènes sont dus à un traumatisme sonore

50%

des personnes interrogées ont déjà ressenti des acouphènes

Perte auditive et trouble cognitif

La perte d’acuité auditive perturbe le décodage de certains sons, et conduit notre cerveau à oublier comment les comprendre. Certaines fréquences sonores nous échappent, souvent d’abord les plus aigües. Des parties de mots deviennent inintelligibles : on entend mais on ne comprend pas ! La perte auditive devient un trouble cognitif.

Perte auditive et déclin cérébral

Plus important : une étude menée sur plusieurs milliers de patients pendant de nombreuses années (étude Paquid, 1988-2003) démontre qu’une perte auditive auditive non corrigée accélère le déclin cérébral. Le lien entre la perte d’audition non corrigée et une prévalence accrue de la maladie d’Alzheimer a même été établi.
Mais la même étude montre aussi qu’un malentendant équipé d’aides auditives présente aussi peu de risques de déclencher la maladie qu’une personne entendant normalement.

Les conséquences psychologiques et sociales

Enfin, la perte d’audition non corrigée génère des troubles de la communication, qui peuvent conduire à l’isolement et affecter le caractère (irritabilité, impatience). La perte d’audition est généralement associée à une plus grande fréquence des états dépressifs et à un isolement social progressif des personnes non appareillées.