Les acouphènes, ces petits bruits parasites qui nous empoisonnent la vie.

Les acouphènes sont des bruits parasites produits par le cerveau en l’absence de sons extérieurs. Sifflements, bourdonnements d’oreille peuvent apparaître dans une seule oreille, les deux à la fois ou à l’intérieur de la tête. Simple gêne ou sensation très pénible, cette affection touche environ 20 % des Français, soit plusieurs millions de personnes. 

Les acouphènes ont-ils tous la même origine ?

Non, les causes des acouphènes sont très diverses : hypertension artérielle,   intolérance médicamenteuse provoquée par certains médicaments ototoxiques (anti-inflammatoires, antibiotiques, anti-cancéreux…), pathologies comme l’otospongiose, le neurinome de l’acoustique ou la maladie de Ménière.  

Mais la cause la plus courante est le traumatisme sonore : en France, on estime que 65 % des cas d’acouphènes en sont la conséquence (discothèque, concerts, écoute au casque, bruits professionnels…)

Comment éviter les agressions sonores et protéger son audition ?

Quelles sont les grandes catégories d’acouphènes ?

Les acouphènes se partagent en deux catégories distinctes, les acouphènes objectifs et les acouphènes subjectifs. Ils diffèrent par leur cause, la possibilité ou non de les observer et la capacité à les soigner ou à réduire la gêne occasionnée.

Les acouphènes objectifs : les plus faciles à identifier et à soigner

Plutôt rares (5 % des cas), ces bruits parasites ont une origine médicale. Parfois audibles par votre médecin ORL, ils sont souvent provoqués par le flux sanguin ou des mouvements anormaux des muscles des oreilles. Leur cause est identifiable et votre médecin peut souvent intervenir et les traiter par médicament ou par intervention chirurgicale.

Tout savoir sur les pathologies auditives et comment les soigner

Les acouphènes subjectifs :

Représentant 95 % des cas, ce sont les acouphènes les plus fréquents et ils ne sont audibles que par la personne atteinte. Leurs causes et leurs symptômes physiologiques sont souvent mal cernés, et sont donc plus difficiles à traiter que les acouphènes objectifs. En revanche, on peut améliorer la tolérance du patient à ces bruits internes.

Acouphènes et perte d’audition : comment faire d’une pierre deux coups ?

On estime que 90 % des personnes souffrant d’acouphènes présentent également une perte d’audition. En focalisant l’attention de l’auditeur sur de « vrais » sons amplifiés et intelligibles, les aides auditives contribuent à détourner l’attention du patient, jusqu’à rendre ces bruits imperceptibles. Les aides auditives jouent alors le rôle de masqueur naturel.

Pour les personnes ne souffrant pas de perte auditive, ou pour qui la correction auditive ne suffit pas, il existe des aides auditives avec masqueur d’acouphènes. Elles génèrent un son, réglé en intensité et en fréquence, qui détourne l’attention du bruit parasite et le rend plus supportable.